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Scottish Adventures - Mes péripéties écossaises

Semaines 5 et 6 – Rollers et coups de pinceaux

4 Mars 2011, 23:05pm

Publié par Adèle

 

 

Roller derby. Slash fiction. Steampunk. Est-ce un avion ? Est-ce un oiseau ? Non, c’est la culture underground cool, c’est-à-dire la vraie culture alternative décalée et qui ne se prend pas au sérieux parce que la société, ce n’est pas opprimant, c’est juste rigolo. Samedi dernier marque mon baptême de roller derby. De toute façon, moi, j’ai toujours préféré les sports un peu « second degré », option paillettes (comprenez qu’entre le javelot et le patinage artistique, je prends le patinage artistique). Le roller derby, kézako, c’est un sport exclusivement féminin dans lequel deux équipes en rollers s’affrontent sur un trajet circulaire, le but étant pour chaque « jammer », la sprinteuse du groupe, de dépasser l’autre équipe pour gagner des points. Bien sûr, l’autre équipe, elle ne va pas se laisser faire comme ça : du coup, toutes ces dames montées sur quatre roues se bousculent et se bloquent sur le terrain. Ca vire à la bagarre bon enfant avec quelques gamelles et des bourrades en route et ça finit dans un bel esprit de camaraderie sportive où les deux équipes posent ensemble pour la photo et où les spectateurs viennent tendre la main en file indienne pour un « tope-là » géant. Pour vous faire une petite idée, regardez ci-dessous "Ciderella: A Derby tale"  : les premières images de la vidéo vous donneront un bon aperçu de l’ambiance (c’est justement l’équipe de samedi dernier dans le docu, et durant les premières secondes vous apercevrez les gradins en folie du centre sportif d’Edim !).

 


 

J’ai dû user de tout mon pouvoir de persuasion pour convaincre ma copine Stephanie que oui, un match de roller derby, ça a l’air super fun, mais nous sommes gagnées par l’enthousiasme dès notre arrivée. Surprise : la foule est au rendez-vous, les gradins sont animés, les spectateurs enthousiastes… Jusqu’il y a quelques jours, je ne soupçonnais même pas que le roller derby était pratiqué en Europe, et je découvre tout un milieu caché d’Edimbourg ! Une fois installée, je dégaine une canette d’Irn Bru pour me mettre dans l’ambiance, parce que quand même on est en Ecosse. Stephanie et moi faisons le plein de gâteaux et nous familiarisons avec les règles du jeu. En accord avec l’esprit du roller derby, la foule des spectateurs est bariolée, sympa, enthousiaste et de bonne guerre. Il y a de tout et de tous les âges, avec une petite pointe de fantaisie. Mission accomplie : ma copine Stephanie est conquise par l’ambiance et par le spectacle. J’ai trouvé ma partenaire attitrée de mon nouveau rendez-vous sportif (sportif-passif, s’entend…). Prochain rendez-vous : le 16 avril, les « Chardons déglingués » d’Edimbourg affrontent les « Roller girls de la ville pluvieuse » de Manchester. Ce sera reparti pour plus de vitesse, plus de gâteaux, plus d’émotions et d’ici là, Stephanie et moi seront incollables sur les subtilités du jeu.

 

Pendant ce temps, aux Beaux-Arts…


Après un cours de manqué because grippe (forcément, quand on se lève à 15h30 avec la migraine alors que le cours a commencé depuis deux heures, c’est mal barré), je me raccroche au wagon pour la semaine 6, une semaine charnière qui marque le milieu de la formation. Les consignes et thèmes des premiers cours ont laissé place à des conseils de tuteur à élève pour nous aider à créer un projet vraiment personnel. C’est un peu comme apprendre à faire du vélo. Robbie nous « lâche » doucement une fois qu’on a pris notre élan. Ca dérape encore un peu mais on y vient. Bientôt on pédalera tout seul ! Le petit challenge de la semaine, c’est que dans deux semaines chacun devra proposer un dessin/peinture/collage qui sera exposé avec les travaux des autres étudiants des groupes sur les murs de l’établissement. Pas besoin de pondre du Léonard de Vinci, mais ce serait quand même mieux de pouvoir montrer quelque chose dont on puisse être fier, ou du moins qui nous ressemble. Les univers personnels de chacun commencent à se dessiner et des thèmes apparaissent : pour ma part, je commence à m’orienter vers des images aux ambiances évocatrices, inspirées en vrac par mes lectures fantastiques, La légende de la mort d’Anatole le Braz et l’atmosphère mystérieuse du vieil Edimbourg la nuit. Au détour du cimetière de Rosebank, je découvre ce superbe saule pleureur tout droit sorti d’un film de Tim Burton :

 

SDC14252

 

…et imagine à partir de là une procession de fantômes en découpant des silhouettes d'après de vieilles photos d’inconnus en costume breton. Ce sera mon point de départ. Il reste encore quelques semaines pour tâtonner, fouiller, expérimenter techniques et thèmes pour créer « nos » images, celles qui racontent nos histoires à nous. De mon côté, j’ai encore bien des légendes à fouiller jusque-là…

 

SDC14350

Commenter cet article

NUT 10/03/2011 17:44


Ben alors? je grille les filles?
pourtant mon ordi était en panne.
merci Adèle pour ta réponse
bon je sais que je commente pas l'article là mais bon moi je suis ni sportif-actif ni sportif-passif alors ....


Adèle 15/03/2011 03:16



Xav, les filles sont bien trop occupées à fantasmer sur James Blunt pour continuer à lire mon blog....



Seb 07/03/2011 17:14


N'ai je pas lu cet article avec la concentration nécessaire ? Mais étais tu dans les gradins ou sur la piste au roller derby ?

Bien sûr l'indice "sportif-passif" me laisse laisse entendre que tu ne tourbillonnais pas personnellement autour du camembert, mais ta façon de raconter est à ce point immergeante qu'on pourrait
s'y laisser tromper... et en fait, ta pratique de cette nouvelle activité ne m'aurait même pas étonné.

Pour le reste, j'ai hâte de voir ce à quoi va ressembler ton assemblage artistique.


Adèle 16/03/2011 22:40



Non, je n'étais pas sur le terrain mais dans les gradins ! Mais oui, pourquoi pas enfiler les rollers moi-même à l'occasion...