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Scottish Adventures - Mes péripéties écossaises

La fausse bonne idée du jour

21 Avril 2011, 22:15pm

Publié par Adèle

Ça m’apprendra à faire œuvre de soutien patriotique. J’aurais dû me méfier un peu plus quand on m’a proposé d’aller voir THE film tricolore du moment, Les petits mouchoirs de Guillaume Canet (la bonne nouvelle, c’est qu’avec ma carte d’étudiante en formation continue des Beaux-Arts, je gratte des réducs étudiantes à tout va, et comme il n’y a pas de date d’expiration, je peux continuer à l’utiliser tant que je ressemble toujours à ma photo).


Résumé du film : Jean Dujardin se mange un poids-lourd sur le boulevard. Marion Cotillard pleure. Tout le monde à la mer (sauf Jean Dujardin, dans le pâté à l’hôpital). Les fouines (les initiés comprendront – pour les autres, que ça ne vous incite pas à aller voir le film). Marion Cotillard pleure. Variations sur le thème du « Moi je » (durée approximative : 2h17). Jean Dujardin succombe. Marion Cotillard pleure. Fin.


La grande conclusion quand les lumières se rallument, c’est que les Français parlent trop. Je m’abstiens d’ouvrir la bouche jusqu’à être sortie du cinéma – évitons d’être associée aux  personnages parisiens frustrés qui ont braillé pendant tout le film. Je comprends bien le concept des « petits défauts attachants » mais là, c’est moi ou ils sont tous carrément antipathiques ? Dans le concept, Les petits mouchoirs  est une célébration de l’amitié. Mais difficile de réconcilier cette notion avec le fait de devoir subir les préoccupations existentielles d’une galerie d’individus médiocres qui passent leur temps à râler ou à se tirer dans les pattes. Le thème des relations humaines est traité avec la subtilité d'un parpaing de 14. Le fil rouge comique de l’histoire est à peu près aussi novateur que le coup des tartes à la crème et le final mise tout sur le fait que la salle va pleurer en voyant le pote de la bande finir les pieds devant. Oui mais. Quand on n’a vu un personnage pas plus de trois minutes en tout et pour tout dans un film de 2h30, comment dire, on s’en fiche un peu qu’il meure à la fin. Non ? 


Les petits mouchoirs, c’est « much ado about nothing » comme dirait un copain. Guillaume Canet, rends-moi les 2h30 de ma vie que j’ai gaspillées  en allant voir ton film. En attendant le remboursement, moi, je rallume la BBC.

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Breizh'Mapa 22/04/2011 18:07


Encore une qui ne retournera pas voir un autre film de G.Canet !! Moi non plus !!! Plus "cucu" et tarte que ce film, largement inspiré de nos "bons vieux films" genre "François, Paul et les
autres", "Les choses de la vie", ETC..... avec R-Schneider, S.Frey, y.Montand, M.Piccoli, S.Régiani et leurs potes !!!

Du nouveau ????? NON, rien que du copié limite plagiat, le top du larmoyant !

Après avoir taillé un short, un caleçon, non plutôt un string à ce "cher Guillaume", je vais aller voir le dernier "Winnie l'Ourson", le plus adorââââââââble personnage qui soit !!!

Bravo pour ton excellente critique, on se sent moins seul !!!


Seb 22/04/2011 09:51


2 h 30 la vache !

Déjà qu'un film français qui plante sa caméra au milieu d'un repas de famille/barbecue/club med pour voir une bande potes/famille se "masturber l'esprit" pendant 1 h 30 c'est long, mais là, je
n'ose imaginer la situation calvérique que tu as dû subir.

Le côté positif, c'est que toi, tu n'as pas succombé au bout de ces 2 h 30.

Puis bon, déjà le speech de départ : "on part en vacances alors que notre pote vient de se faire rouler dessus par un 38 tonnes"... on ne peut pas s'attacher à eux.

Je suis très heureux de ne pas avoir été le voir.

Ah au fait, les parisien n'ont pas crié leur frustration pendant le film quand ils ont été le voir puisqu'ils l'ont A-DO-RE. Ben oui, les parisiens, tu leur montre quelques plans de plage et ils
s'émerveillent sur le côté pittoresque du film qu'ils trouvent donc charmant, et puis, ils aiment tellement se masturber l'esprit sur la rive gauche...

Enfin merci pour cette chronique. Fais bien attention la prochaine fois qu'on te dira du bien d'un film français.