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Scottish Adventures - Mes péripéties écossaises

Joies et déconvenues d’un petit boulot (jeudi 23 juillet)

24 Juillet 2009, 00:40am

Publié par Adèle

 C’est bientôt la fin de ma quatrième semaine à la boutique et je commence à m’interroger sur « l’après », sachant que j’ai donné ma démission pour la fin de semaine prochaine. L’enthousiasme des deux premières semaines a largement diminué. Comme je ne fais plus la caisse (les rois du tiroir-caisse souhaitant uniquement des personnes d’expérience près de leur joujou), les journées passent moins vite et une fois qu’on a vérifié trois fois la taille des T-Shirts ou la couleur d’un tartan, une certaine lassitude s’installe. On se sent parfois un peu blasé, l’attrait de la nouveauté a disparu, même s’il reste toujours des choses à apprendre. Cela dit, le travail en lui-même est tout à fait correct, surtout depuis qu’ils ont presque aboli le « full day » de 12h pour le diviser entre deux personnes, six heures « seulement » chacune.

 

Jeudi 23 juillet, une surprise vient pimenter ma journée de travail. C’est la fin d’après-midi et un visage familier entre dans la boutique… Voici Laurent Gerra en vacances qui fait escale sur mon lieu de travail pour acheter les derniers souvenirs avant de repartir en France. Le pauvre pensait sans doute passer des vacances tranquilles sans risque d’être reconnu, heureusement je suis là pour gâcher ses projets. Je ne l’embête pas trop longtemps (juste ce qu’il faut – la célébrité a un prix) mais le plus frustrant est sans doute de ne pas pouvoir partager mon mini-événément avec les autres. Forcément, les humoristes sont parmi les gens qui « s’exportent » le moins (allez traduire 2h et demie de jeux de mots et références culturelles). Donc tous les non-Français sont proprement indifférents à ce client qui achète comme les autres ses souvenirs des derniers jours. Je vais quand même chercher mon collègue compatriote au fond de la réserve pour partager la nouvelle. Ca ne sert à rien, mais ce n’est pas tous les jours, il faut bien partager ça avec quelqu’un !

 

Côté « staff », ça continue de tourner à plein régime : pas moins d’une dizaine de nouvelles têtes entre aujourd’hui et la semaine dernière. Qui va partir, qui va rester, cette boutique, c’est un peu comme vivre dans un jeu de télé-réalité. A peu d’exceptions près, c’est la règle des deux ici : deux Australiens (désormais trois), deux Espagnols, deux Polonais, deux Français…

 

Finalement, le seul vrai problème de ce travail, ce sont les chefs, ceux qui possèdent la boutique. Ils sont gros, cupides, sans coeur. Ils ne reculent devant aucune  supercherie pour gratter quelques pences en plus et ils se donneraient bien tous des coups de poignard dans le dos si ça pouvait leur rapporter. On dirait les méchants dans les romans de Dickens, mais ceux-là sont de chair et d’os. Comme il m’est impossible de faire ne serait-ce que semblant de les apprécier, je me contente de tourner le dos et d’éviter au maximum tout contact. Bizarrement, on me laisse plutôt tranquille, mais ça n’empêche pas d’autres personnes de faire les frais de l’humeur du pacha, ce qui est difficilement supportable.

 

Heureusement qu’il y a les autres employés, tous sympas, tous dans le même bateau, et qu’entre deux escaliers on arrive malgré tout à nouer des liens – je pense en particulier à une ou deux personnes avec qui aller prendre un verre ou discuter après le travail me redonnent le sentiment que tout cela valait mille fois le coup. Dans une semaine, j’aurai terminé mon travail à la boutique et il faudra me remettre à chercher autre chose, mais dans toute cette pagaille j’aurai quand même gagné quelques bons fous rires et de précieuses rencontres.

 

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NUT 30/07/2009 21:42

tu es fan de laurent gerra?
moi qui me croyais le seul humoriste dans ta vie!