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Scottish Adventures - Mes péripéties écossaises

Dimanche 28 juin

2 Juillet 2009, 10:12am

Publié par Adèle

 

Aujourd’hui c’est dimanche, donc l’occasion de me faire une petite excursion en bus. J’ai une carte de voyage pour un mois, autant en profiter ! Ma compagnie de bus effectue des trajets jusqu’en-dehors d’Edimbourg. Un petit coup d’œil à mon guide et à Google images et je choisis de me rendre à Penuicuik, au sud d’Edimbourg, en m’arrêtant au passage au village de Rosslyn où, paraît-il, se trouve une chapelle remarquable (apparemment devenue très populaire après avoir été l’un des lieux clés du Da Vinci Code). Donc, je prends mon bus et je profite du paysage – on est vraiment dans la campagne maintenant, et c’est une vraie purée de pois : on n’y voit pas à vingt mètres. Mais il fait bon et il ne pleut pas, et finalement le temps ajoute au côté un peu mystérieux de la campagne écossaise. Donc, arrivée au village de Rosslyn, je m’arrête, je suis les panneaux jusqu’à la chapelle, et je fais mine de rentrer. Problème : il est 10h30, c’est dimanche, et le service religieux est sur le point de commencer. Donc « la dame » me dit que je ne peux pas visiter, ni rentrer dans la chapelle – à moins que ce ne soit pour la messe. Moi, pleine d’entrain, je dis « Oui,  oui » en me disant que je resterai juste le temps d’admirer l’architecture. Elle est assez étonnante, c’est vrai, avec ses piliers sculptés. Malheureusement les échafaudages me cachent toute la partie supérieure de l’édifice et les vitraux… Il faudra revenir quand les travaux seront finis…

 

Entre temps, le service commence. Au début, c’est plutôt rigolo d’être là. J’aime bien l’idée d’être entourée par les gens du coin en-dehors des sentiers battus, et j’en profite pour admirer l’intérieur de la chapelle. Mais au bout de dix minutes, je commence quand même à me demander ce que je fiche là (oui hein, une fois qu’on a bien admiré les piliers…). Je me suis placée stratégiquement sur le dernier banc, je ramasse mon sac et mon parapluie sans faire de bruit, et je tente une sortie discrète… Problème : la porte de l’église est fermée à clé pour empêcher les gens de rentrer et de troubler le service. Donc comme je me vois mal enfoncer la porte, je suis obligée de reprendre ma place une fois que les gens ont bien vu que j’avais essayé de partir. Pour la discrétion, on repassera. La honte.

 

Mon voisin, un Anglais, me demande si j’ai un problème, et je bredouille que j’ai peur de rater mon bus (hou la mauvaise excuse, je viens tout juste d’arriver). Mais pour l’instant, rien à faire. Je suis coincée ici pendant toute la messe à moins d’une urgence. La messe continue, les chants et les prières s’enchaînent, et je ne comprends absolument rien à ce qui se passe. Mon voisin – qui fait visiblement partie des personnes en charge ici – a bien remarqué alors il m’ouvre patiemment les livres à la page pour me montrer où on en est. C’est gentil, même si ça ne m’avance pas trop (vais pas chanter, non plus). Hum. Je me suis rarement sentie aussi mal à l’aise, quand même. Quoique par moment je trouve la situation tellement absurde que j’ai presque envie de rigoler. Mais ça serait déplacé, sans doute. Enfin, en plus de rester complètement idiote pendant toute la durée de la messe, je ne trouve pas mon porte-monnaie à temps pour la quête – non seulement je m’incruste à la messe du village, mais qui plus est sans contribuer. La honte (bis). Au bout d’une heure, les portes rouvrent enfin… Je remercie mon voisin pour son aide, un peu penaude, et je file sans trop regarder les gens. Il fallait la mériter cette visite de la chapelle ! Mais je suis là pour faire des expériences et en y repensant, l’anecdote est plutôt amusante.

 

Je reprends donc le bus direction Penuicuik avec pour objectif de passer l’après-midi dans la campagne. Il y a beaucoup d’espaces verts à Edimbourg, dans certains endroits où pourrait même se croire en pleine forêt (le chemin de la rivière de Leith), mais j’avais envie de m’enfoncer dans la vraie campagne écossaise. Il n’y a pas grand-chose « à voir » à Penuicuik, mais je trouve toujours un certain charme aux villages et à leurs petits commerces. Comme c’est l’heure du déjeuner, je me mets en quête d’un café ouvert et, coïncidence, je tombe sur un petit café français en plein milieu de Penuicuik ! Quand on sait en plus que Penuicuik est jumelé avec Isle-sur-la-Sorgue, une petite ville non loin d’Avignon où j’ai passé un certain temps, on a se dit vraiment que le monde est petit. Sans compter qu’un petit dépliant sur la table qui présente les différents cidres et bières du café souligne les liens particuliers qui unissent l’Ecosse à « la Bretagne, en particulier la région du Finistère ». J’ai un peu l’impression d’être suivie à la trace…



Tiens, mes deux pays !!!


 

Tout naturellement je commence à discuter avec le patron, qui est français (et sympa, ce qui est plus important) et qui me dit, sans que j’aie rien à demander, que l’une de ses serveuses devrait partir et que si ça m’intéresse… Pourquoi pas ? Je laisse mon numéro de téléphone. Dire qu’on me propose du boulot spontanément et le dimanche en plein cœur de la campagne écossaise !

 

Je prends congé du petit café et je cherche un chemin vers la campagne. C’est difficile : les champs sont souvent entourés de clôtures ou de barbelés, ou bien il faut traverser des propriétés privées. Finalement je trouve un sentier qui mène jusqu’en haut d’une petite colline. Le brouillard est toujours très épais à ce moment, et je ne profite pas de la vue. Mais c’est une ambiance particulière et assez apaisante. Il n’y a pas un chat ! Sous le brouillard, on distingue seulement la silhouette des arbres qui prennent une couleur bleutée. Après une bonne marche, je trouve un petit banc en bois où m’asseoir et je reste deux heures à lire et à écrire en plein champ sans croiser personne. C’est l’endroit idéal pour se plonger dans un livre ! Je reprends le bus pour Edimbourg en fin d’après-midi, très contente de ma petite excursion.

 

 

 

Commenter cet article

NUT 30/07/2009 21:32

un grand LOL pour l'épisode de la messe
c'est peut être un cierge que tu aurais du allumer
Adèle pratiquante ... on aura tout vu

Seb 06/07/2009 18:57

C'est pas croyable, la photo champêtre a l'air d'une aquarelle.

D'une manière générale, tous les paysages ont l'air trop trop beaux pour être vrais. Ça laisse sans voix.

claire 03/07/2009 19:50

ben alors, on rattrape le cathé en anglais? elle valait le coup au moins l'église?

Adèle 03/07/2009 20:32


Ben, comme j'ai dit, les échaffaudages cachaient la moitié de l'église, mais d'après les piliers, oui, elle valait le coup :) Toutes les expériences sont bonnes à prendre ! Le prêtre avait un joli
accent, c'est déjà ça, ça rendait le sermon un peu plus sexy...


winniczek clément 02/07/2009 22:19

halalala j'ai l'impression de voyager, tu ecris tellement bien, tu en as de la chance !! merci de me faire partager ça !!!

Patrick Collins 02/07/2009 13:54

O la la! La petite religieuse! J'ai du mal à t'imaginer enfermer dans un masse pendant une heure!